Carnet 16 : L'Ethiopie, entre montagnes et bus, le bout du monde. (du 12 au 20 avril).

Découvrir l'habitat soudanais


Dès le pasage de la frontière, je me prends 6h de décalage dans la vue et perds 8 années. En effet, en Ethiopie, le soleil se lève aux alentours de midi et se couche vers minuit. Ils vivent avec 6h de décalage. Quant à la date, nous sommes en août 1996. Oh Bravo !!!

(dixit code quatum pour ceux qui n'ont pas compris la blague.)

Je passe également d'un paysage de savane à un paysage de montagnes,
Ici, la voiture est inexistante, les routes sont faites pour les piétons, les camions et les quelques bus qui passent. Quant à l'électricité et l'eau courante, c'est évidemment encore un rêve.
Arrivé à la plus grande ville du Nord, Gonder, j'en profite pour me détendre et respirer enfin de l'air frais, loin de la fournaise soudanaise.
Si les voitures sont inexistantes, le goudron ne les certainement pas.
J'aime bien les photos débiles !!!
En rase campagne (c'est là où je me trouve si vous n'avez toujours pas compris !) tout se fait comme autrefois,
Alors vous pensez bien qu'avec un numérique dans les mains, c'est la folie dans la casbah assurée.
Dans ces villages d'un autre temps, les toits en tôles ondulées cohabitent avec la chaume des cases (que vous aurez le plaisir de découvrir prochainement dans la rubrique habitats du monde bien sûr).
Une des rues principales dans un graaannnd villaaaage. On s'y perdrait !
C'est encore loin là où on va, m'sieur ???
Un autre hôtel, d'autres personnes, d'autres photos. Ici la dream team de Gashena.
Après près d'une semaine complètement coupé du monde, privé de tous contacts avec des blancs (que l'on appelle ici des frengi), presque près à pété un plomb, je croise tranquillement un français en 4x4 qui me ramasse pour aller à Lalibella.

Ce français, Gilles de son prénom, fait le tour de l'Afrique depuis plus d'un an et demi, nous passons 2 jours ensemble. Que d'anecdotes et d'histoire de voyage.

Son Site : www.afrikia.com

Lalibella est connue pour ses églises creusées dans la roche,
à 2700 mètres, les paysages sont magnifiques,
La cabane au fond du jaaardiin, j'y vais quand j'en ai besoin ...
A ma gauche le français au 4x4, à ma droite, un autre français venu enseigné le français (vous aviez deviné ?? vous êtes trop fooorrrts !) et un de ses élèves,
Mais il me faut repartir, cap vers Addis Ababa, 2 jours de bus.
Deux jours, pour me gaver de beaux paysages et de belles photos, je vous laisse découvrir ça :
des plateaux à 3000 mètres,
des sommets à 4000 mètres,
des champs à perte de vue,
des travaux de terrassements (alors, on se fait une 4x4 voies les jeunes ???),
des villages (ben oui il faut bien),
des arbres aussi des fois, avec des nuages même,
des bottes de foin, ça c'est dépaysant,
des cultures en terrasses,
pour arriver enfin à Addis Ababa, où je suis accueilli par des amis de famille.

Ils m'emmènent visiter les principaux sites d'Addis Ababa. Ici la cathédrale Haile Sellassie, le héros nationale.

(Survolez la photo pour voir l'intérieur).

et le Sheraton Hôtel, le plus grand et le plus luxueux hôtel de toute l'Afrique où le prix d'une simple équivaut à mon budget mensuel. Bravo !

Voila, on est le 20 avril, cela fait précisément 2 mois que je suis parti. Toujours pas malade et toujours toutes mes dents. J'ai pas perdu non plus mon air débile et je les fais encore toutes tomber.

Pour fêter ça, Noémie (celle qui m'accueilie à Khartoum si vous suivez bien) me rejoins pour faire un bout de chemin avec moi.

Nouveau départ, nouveaux horizons.

(Survolez la photo pour voir la dégradation des 2 mois).



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