Carnet 46 : Je descends de la montagne pas à cheval, je descends de la montagne ... (du 20 au 24 août).

 


Pour enchaîner en douceur entre le carnet 45 (précédent) et le carnet 46 (celui-ci donc), un petit paysage de montagne avec pleins de nuages.

Donc après avoir passé quelques jours à Quito, je prends la route du Sud tranquillement, non en fait assez rapidement, c'est que je n'ai pas que ça à faire non plus ! Je m'arrête tous les jours dans une nouvelle ville et profite de l'après-midi pour visiter, en attendant de reprendre un bus le lendemain. Ici Latacunga, charmante petite ville au pied du Cotopaxi.

Dédicace à Damien et Julien à qui j'ai parlé par tchate ici même.

Depuis Latacunga, on peut voir le Cotopaxi, plus haut volcan en activité du monde et que j'ai gravi en short, tongs et t-shirt, balaise le mec.

(Survolez la photo pour en être définitivment convaincu !).

Entre deux villes j'ai donc le temps d'admirer le paysage et de prendre quelques photos. Sympa la vue non ?
Après Latacunga, vient Cuenca et comme dans toutes villes du genre, une belle cathédrale signale le centre du centre-ville.
Les sombreros de Cuenca (y'a même la taille enfant !).
Bref vous l'aurez compris, les villes latines sont pleines de couleurs et de belles architectures.
Sur ma route, j'empreinte le train légendaire du pays qui relie Riobambe à Alausi. Départ à 7h du matin.
Et pour les moins aventureux ou pour ceux qui ont peur d'attraper un gros rhume, il y a aussi l'Express qui comme son nom l'indique va plus vite.
Parce que le train qui relie Riobambe à Alausi se vit surtout sur le toit !
Je m'attendais à prendre un vieux train du pays et finalement, cette ligne qui fonctionne 3 jours par semaine vit toujours grâce au tourisme. Tout est donc fait pour les touristes qui arrivent en car ou en groupe pour déguster ce voyage fait de grands espaces et de beaux paysages.
Mais bon, côté dépaysement ce n'est pas trop ça, on se croirait parfois dans les p'tits trains pour touristes vous voyez le genre, style celui qui fait le tour de Montmartre par exemple.
Comme à la SNCF, il y a un service de restauration, un peu plus cavalier toutefois surtout quand il s'agit de sauter d'un wagon à l'autre.
Il y a même un contrôleur qui vérifie un par un tous les tickets. Oups, je crois que j'ai laissé par carte 12-25 à la maison !!!
N'empêche que les paysages sont au rendez-vous (et le froid aussi).
Les enfants de tous les villages que le train croise ont bien compris le système. Ils se mettent en bord route et saluent tous les touristes qui à leur tour, leur envoient des bonbons et autres friandises. Pas bête les mômes.

Tout le monde est à l'affût du moindre paysage, de la moindre nouvelle situation. Enfin bon quand vous pensez que l'on a passé près de 7h sur le toit de ce train, faut bien s'occuper.

Vous excuserez la photo floue, mais sachez que c'est au risque de ma vie que j'ai pris ce cliché et tout ça uniquement pour vous montrer ce qui se passe sur ce train.

Vous ne voyez pas le rapport entre cette belle plante et le train ? C'est normal, c'est spécial dédicace à ma petite soeur, bisous.
Enfin, après quelques temps, certains touristes m'ont visiblement repéré et ce passe le mot : "hey regarde c'est le français qui fait un tour du monde sur l'habitat, ..." enfin vous voyez le genre. Du coup, ils se mettent tous à me photographier, pas facile la vie de star !
Rassurez-vous je garde les pieds sur terre malgré tout (je suis fan de mon super jeu de mot sur cette photo au-dessus du vide).
La fin du chemin se fait dans la vallée du diable, juste (enfin quelques dizaines de mètres) en bas de mes pieds.
La même vallée mais prise sous un autre angle avec un effet de perspective grâce au train et aux touristes, merci à tous pour votre collaboration.
Et là tout le monde se demande comment j'ai pu prendre cette photo. Je vous raconte. Au péril de ma vie encore une moins (décidément ce train, une aventure à lui tout seul !), je saute hors du train, en me jetant le plus loin possible (pour réussir la photo) et tout en sautant en arrière en plus, je prends cette formidable photo. Vous pouvez remarquer que tout le monde est abasourdi par ce geste de pure folie !

Et en retombant, après 2 ou 3 galipettes dans les broussailles, je me relève et prends une dernière photo avant que le train ne file !

Non en fait, c'est la locomotive qui faisait demi-tour, j'en ai profité pour faire une pause pipi et prendre quelques photos voilà tout. Faut bien romancer un peu.

Un train, une voie, une personne attachée sur les rails (en locurance moi) et soudain ...

(Survolez la photo pour faire un effet de "j'vais me faire écraser, vite qu'une belle blonde sur un grand cheval vienne me sauver !").

Et pour finir quelques paysages.
De montagne pour ne pas changer.
Avec le train dans le coin pour bien vous rappeler que je suis dans le train.
Voilà, j'espère que ça vous a plu, pour ma part, je prends la route du Pérou, prochaine étape de mon voyage.
En tout cas, ça m'a bien flingué tout ça !


Carnet suivant