Carnet 53 : Une semaine à La Paz, en compagnie de mes amis boliviens (du 6 au 12 septembre).




Depuis Copacabana (sur les bords du La Titicaca, je vous le rappelle), je rejoins La Paz, la capitale de la Bolivie, la plus haute capitale du monde avec une moyenne de 3800 mètres. La Paz, qui est dominée par l'Illimani, un sommet à plus de 6300 mètres.
Je suis accueilli par Yvan, un ami rencontré 4 ans auparavant, lors d'un projet de développement local réalisé avec 4 autres amis français (que je salue au passage).
Je suis accueilli également (à pattes ouvertes !) par Duck (dit aussi Ducky ou Ducky-Duck ou Tchatchy ou t'as-pas-fini-de-me-sauter-dessus).
Je retrouve donc Yvan, Ducky et enfin Gabriela, une autre amie rencontrée il y a 4 ans aussi.
Mais je retrouve aussi les couleurs boliviennes.
Les tapis et l'artisanat boliviens.
Le marché San Francisco à proximité de l'église du même nom qui se trouve sur la place du même nom.
Durant cette semaine, je travaille pour mon étude sur l'habitat (évidemment, je ne suis pas là pour rigoler !) et je suis Yvan lors de ses travaux pratiques.
Yvan est en effet dans une école d'agronomie et il doit durant un semestre labourer un champ, l'analyser, le relabourer ...
Un vrai travail d'hommes surtout à 4000 mètres !
Yvan qui travaille entre 2 poses on dira, le temps de trouver quelque chose à me dire.
Le week-end, je profite de faire la route la plus dangereuse du monde (que j'avais déjà fait il y a 4 ans en mini-bus) ...
... à vélo, histoire de se taper quelques frissons (t'as vu maman, pour une fois, j'ai mis un casque !).
Et c'est parti pour quelques heures de toutes beautés dans des paysages de toutes beautés, enfin si on veut (voir la suite).
Je suis avec un israelien et notre guide, suivis par la coccinelle verte pour le ravitaillement. On se croirait en plein Paris-Dakar.
Voyez par vous-même la route comme elle se présente. Une arète tracée dans la montagne.
Après 2 bonnes heures de goudrons, nous attaquons la redoutable partie, la descente.
Même pas peur, nous prenons de plus en plus de vitesse, le temps ne permettant pas de toute façon de voir le paysage.

Sur la route, nous croisons des camions, des mini-bus, des 4x4 et parfois tous en même temps avec en prime une tribu de touristes à vélo.

(Survolez la photo pour vivre un dépassement de camion en direct, comme si vous y étiez).

N'empêche, la route la plus dangereuse du monde, à vélo et dans le brouillard c'était assez mémorable.
Comme vous pouvez le constater, la route est en général aussi large qu'un camion. Lors d'un croisement de 2 véhicules, l'un d'entre eux est obligé de faire marche arrière jusqu'à un point plus large, parfois sur plusieurs centaines de mètres.
Le brouillard toute la journée.
Enfin, nous atteignons le point le plus bas de notre folle descente, Yolosa, qui se résume à une enfilade de petites boutiques. Nous avions commencé à 4620 mètres, pour finir à Yolosa, à 1100 mètres (les oreilles bouchées !).
Les vélos pleins de boues et je ne vous parle pas de mon pantalon, trempé et marron.
Puis nous remontons (en pick-up, on n'a tout de même pas payé pour faire de la montée !) prendre une douche à Coroico, avant de repartir pour La Paz. Au premier plan, notre guide d'un jour.
Et voilà le travail. Mission accomplie.
Vous connaissez sans doute le proverbe "qui fait le malin tombe dans le ravin". Et bien ici vous pouvez rajouter "et y reste pour longtemps !" A certains endroits, le ravin en question n'est rien d'autre qu'une pente à pique qui atteint à certains endroits plus de 1000 mètres de dénivelé, à tel point qu'on voit rarement le fond !
Dans cette aventure, je rencontre Jérome (à droite) et Jérome (à gauche), 2 montagnards de la Grave, près de Grenoble. Nous passons quelques temps ensemble, avant que je parte vers le Sud et eux pour l'ascension du Huayna Potosi, un bon 6000 (j'aurai bien été de la partie, les salauds !). Aux amis Jérome et Jérome, rendez-vous bientôt pour un trip, ski-alpinisme-vin chaud.
Mais avant de repartir, je finis de prendre quelques photos avec la population locale,
je finis de faire les boutiques,
et je prends la route du Sud.


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