| L'Habitat en Haute-Savoie
C'est durant le mois d'août 2003, j'ai travaillé et étudié l'habitat en Haute Savoie. J'ai pu constaté à quel point l'architecture de cette région était riche. 1) Généralités : Cette architecture peut changer d'une vallée à l'autre. Cela s'explique de 2 manières : autrefois, à cause de l'isolement, les gens cherchaient des solutions pouvant résoudre leurs problèmes de manière très locale dans le cas de problèmes simples. Ainsi, dès qu'une personne proposait quelque chose de viable tout le monde l'imitait. Ensuite, on utilisait les matériaux que l'on trouvait près de chez soi. Il va de soit qu'autrefois transporter des matériaux même d'une vallée à l'autre représentait un dépense en temps, en argent et en énergie bien inutile. On trouve ainsi aujourd'hui des matériaux qui font la notoriété de certaines vallée comme la tuile de Morzine pour ne citer qu'elle. Il est en revanche assez intéressant de voir que les grands aspects de l'architecture savoyarde se retrouve quelque soit la vallée. Tout d'abord car les principaux matériaux utilisés se trouvent dans l'ensemble de la région (pierre, bois), mais également parce qu'au final il s'agit de répondre aux mêmes problèmes qui sont le froid et l'isolement 4 à 5 mois de l'année. Vous pouvez ensuite constater que ces maisons traditionnelles sont en fait de gros volumes pouvant dépasser les 500 m². Il fau savoir qu'autrefois les habitations hébergeaient certes la famille mais aussi les vaches, les chèvres, les chiens et le foin. la disposition est schématisable comme suit :
(sens de la pente)
2) Les prinicpales architectures rencontrées :énéralités :
Architecture du Grand Bornand
Architecture en Val d'Abondance
3) Quelques uns des principaux problèmes de l'habitat savoyard : En Haute Savoie, se pose d'abord le problème de la conservation des chalets. En effet, de part leur taille, ces chalets, autrefois adaptés sont aujourd'hui bien trop spacieux pour une famille. Il est aujourd'hui tout simplement inutile de construire aussi grand et en ce qui concerne la restauration, les coûts sont colossaux (toitures, façades, ...). Ainsi, seul une famille aisée pourra se permettre de restaurer un chalet traditionnel, quant à la construction récente, il est rarement proposé un modèle respectant un schéma traditionnel. La standardisation et la recherche de coûts compétitifs ont engendré l'évolution d'un type d'habitat peu respectueux des valeurs architecturales traditionnelles. On peut donc mettre en évidence deux conséquences directs. Tout d'abord, l'évolution de l'habitat vers des chalets "bois", plus abordables, mais loin d'être traditionnels a créé une confusion dans l'image de l'habitat traditionnel savoyard, aussi bien pour les locaux que pour les visiteurs. En effet, ces chalets deviennent de plus en plus familiers dans le paysage montagnard ; il est donc tout naturellement assimilé à l'habitat de la région. Ensuite, il devient de plus en plus difficile de définir quels sont les techniques et les éléments constructifs traditionnels, même pour un habitant de la région. Par manque d'informations et de modèle, on perd ces notions. Cherchant alors à restaurer sa maison de manière traditionnelle, on peut voir dans certains cas une confusion. Par exemple, certaines personnes vont enlever le crépis des murs pour mettre en évidence la pierre pensant ainsi redonner vie à leur maison, alors que le crépis est un élément traditionnel, servant à protéger les murs des intempéries.
Pour en savoir plus : accéder à mon dossier d'étude
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